A l'origine (au XVIe siecle) le libertin désigne celui qui refuse tout dogme, le libre penseur. Au XVIIe, le libertin devient un intellectuel épicurien, profitant de la vie et de ses plaisirs. Les oeuvres libertines du XVIIIe siècle sont ouvertement érotiques, et le libertinage se retrouve même dans les peintures de Boucher, Watteau ou Fragonard. Depuis lors, le libertinage ne se réfère qu'à la sexualité, n'ayant plus aucune connotation intellectuelle.
Être libertin c'est s'affranchir des bonnes moeurs. Chaque libertin aura sa propre éthique qui lui fera préférer certaines pratiques sexuelles à d'autres.
Le triolisme ou pluralisme. On se l'imagine comme une orgie, mais avant tout c'est un dépassement des limites sexuelles du couple et découvrir son partenaire sous un autre angle. Le degré d'intimité dépend bien sur du nombre de partenaires.
L'échangisme est la pratique qui consiste pour deux couples à changer temporairement de partenaire. On qualifie a tord les clubs libertins de boites échangistes, mais ce n'est pas la pratique libertine la plus répandue. On rencontre beaucoup plus souvent des cote a cote-istes, ou mélangistes, qui bien que changeant de partenaire, se retrouvent ensemble. Les mélangistes échangent des caresses, voir plus tout en restant avec leur partenaire. Certain se contente de coquiner à coté des autres, sorte d'exhibitionnisme et de voyeurisme.
Les libertins sont souvent exhibitionnistes et voyeur, cela fait partie des plaisirs du corps et de la liberté de se montrer.
Le nudisme, bien que n'étant pas réservé aux libertins, se pratique aussi dans les saunas, les gîtes ou sur les plages. Pour certain, cela s'apparente a l'exhibitionnisme et au voyeurisme, autres pratiques libertines. C'est une forme de liberté, de libération des contraintes morales.
Bien que l'on s'en défende, les libertins sont souvent fétichistes. La liberté de se vêtir, ou dévêtir, est une composante du libertinage. Les clubs organisent souvent des soirées à thème, avec un dress code, qui sans être obligatoire, donne le ton des sorties.
D'autre pratiques sexuelles sont aussi assimilées au libertinage la bisexualité, l'homosexualité ou le sado masochisme. Mais la il faut dissocier la pratique sexuelle de couple, l'orientation de chacun, et un apport ponctuel, festif à sa sexualité habituelle. Un couple homo, peut très bien ne pas être libertin et avoir une pratique proche des heteros "classique".
Les pratiques sexuelles ne font pas le libertin, et le libertinage n'est pas obligatoirement l'accumulation de toutes sortes de pratiques sexuelles.
Bien qu'ayant évolué au cours des siècles, les libertins se refusent toujours à être dans le droit chemin. Ils aiment toujours vivre et profiter de la vie et de ses plaisirs. Et son maître mot est souvent, tout est possible, rien n'est imposé. Le libertinage participe à l'évolution sexuel des couples et n'est plus amoral.
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